Une nuit à La Paz : entre archaïsme et modernité !

Un jour et une nuit à la Paz, la plus haute capitale du monde (3600m). Nous avons fait rapidement le tour de la cité, qui avouons-le, ne nous a pas vraiment charmé…Sauf les oeufs que nous avons adorés ! Oui, ces petites télécabines qui nous permettent de prendre de la hauteur et d’apprécier la vue panoramique. Il faut dire que c’est une sacrée révolution ici, il s’agit en effet du téléphérique le plus long et le plus haut du monde !

Parlons aussi d’un marché un peu spécial… Le marché des sorcières ! C’est un lieu de vente d’objets rituels et de pratique de rites magiques de la culture aymarane (originaire de la région du lac Titicaca). Plantes médicinales, poudres magique,  grenouilles séchées,  insectes… Mais le plus surprenant est sans conteste les foetus de lamas séchés ! Oui, oui, c’est à vendre ! Ici en effet, lorsque qu’on construit sa maison, on l’enterre dans les fondations afin que Pachamama (la déesse de la terre) porte chance.

 

Lac Titicaca – partie bolivienne

Selon une tradition Inca, ce lac est le lieu de naissance du soleil ! Nous partons donc sur l’île dédiée à ce dernier (la plus grande du lac avec ses 9,6 kms de long) ! Arrivés au nord, nous rejoignons le sud au cours d’une randonnée de trois bonnes heures. Celle-ci se fait sur la crête de l’île et offre à chaque instant un panorama à 360 degrés sur le lac et les villages en contrebas. Spécialité locale oblige, nous avons par deux fois eu l’occasion de dévorer des «  truchas a la plancha », des truites grillées au goût saumoné servies avec une salade et des frites ! Un régal à moins de 4 euros…

Lac Titicaca – partie péruvienne

Situé à 3810 mètres au-dessus du niveau de la mer, le lac Titicaca est la plus haute étendue d’eau navigable au monde ! Arrivés dans la ville de Puno, nous sommes partis faire un petit tour sur ses îles flottantes ! Les quoi !!? Eh oui, des personnes vivent à même le lac grâce à une technique que nous allons vous dévoiler… En bateau !

À la recherche du condor !

Après avoir trouvé le toucan dans la jungle, direction les Andes afin d’observer le condor !

Nous savons qu’il existe un endroit privilégié pour cela, à 6h d’Arequipa, près du village de Cabanaconde. Nous prenons donc le bus pour le canyon del Colca, l’un des trois plus profonds du monde (deux fois plus que le Grand Canyon !) où  une trentaine de spécimens ont élu domicile. Le soir nous trouvons où passer la nuit, mais celle-ci fut mouvementée… En effet, après l’orage, plusieurs séismes nous ont réveillé, suivi d’un impressionnant éboulement dans la montagne voisine. Au petit matin, il est clair que nous ne pouvons pas rentrer dans le canyon. En ce moment, la plupart des agences ne proposent pas cette option au vue du grand nombre d’éboulements.

Nous allons donc très tôt au Cruz del Condor, le mirador le plus réputé. Il est maintenant 7h15 et l’un d’entre-eux nous attend posé sur un rocher (voir la numéro 10 et la dernière photo). Nous patientons donc jusqu’à son envol, qu’il se décidera à prendre une demi-heure plus tard ! Et oui, il se fait désirer devant la dizaine de personnes venue l’observer. En effet, ils aiment à se laisser porter par les courants chauds en milieu de matinée. C’est parti, le spectacle commence alors sous nos yeux ! Deux autres majestueux condors rejoignent ensuite le premier pour se livrer à un ballet d’une petite heure…

Fiche d’état civil :

  • Race: condor des Andes (un peu plus gros que le condor californien).
  • Taille: 1m05 en moyenne, jusqu’à 1m30.
  • Envergure: jusqu’à 3m50.
  • Poids: 9 à 15 kg.
  • Couleur: noir et blanc, avec une collerette blanche, des reflets métalliques ou bruns sur les ailes, selon le sexe.
  • Reproduction: 1 à 2 tous les 2-3 ans. Et lorsqu’il trouve sa compagne, c’est pour la vie !
  • Comportement: vit dans de petits groupes sous la conduite d’un mâle dominant.
  • Longévité: entre 40 et 50 ans.
  • Habitat: les crevasses les plus reculées, en altitude (entre 3000 et 5000m).
  • Alimentation: principalement charognard (qui se nourrit de cadavres d’espèces diverses).

 

  1. Toucan: ok.
  2. Condor: ok.
  3. Ara: à l’étude !

Arequipa

Sur notre route pour gagner la Bolivie, via le lac Titicaca, se trouve Arequipa, deuxième plus grande ville du pays. La température a chuté (15 degrés en moyenne la journée) mais cette « vieille dame » au style colonial impressionne de par son emplacement. Dans une cuvette au pied de trois volcans dont le très orgueilleux El Misti (altitude : 5828m) immédiatement à la sortie de la ville. Et ce n’est pas tout, la ville est souvent victime de secousses sismiques. En 2001, l’une d’entre-elles a provoqué de sérieux dégâts ! Aujourd’hui, Arequipa est incontestablement la ville la plus européenne de notre voyage : murs en pierres sculptées, voûtes et rues pavées. Mais aussi de nombreux musées, antiquaires et restaurants gastronomiques.  Présentations faites, voici en images, une petite balade digestive au sein de son centre historique !

Les lignes de Nazca

 Quoi ?

Mystérieux est le sol de Nazca : 800 lignes droites, 300 figures géometriques et 70 dessins d’animaux et de plantes. Seulement visibles du ciel, ils franchissent les ravins et escaladent les collines sans que leurs formes n’en soient affectées.

Comment ?

Les nazcas ont enlevé du sol les cailloux brulés par le soleil, les plus foncés, laissant apparaitre un sol beaucoup plus clair. Les figures ressortent donc grâce à ce contraste ! Notons que ces lignes, d’approximativement 2m de largeur, se trouvent dans l’une des plaines les plus sèches de la planète (3cm de pluie par an contre 90cm en Normandie). Sans cette particularité météorologique, leur message ne nous serait sans doute jamais parvenu !

Qui et quand ?

Ces géoglyphes sont le fait de la civilisation Nazca, une culture pré-Incas du Sud du Pérou qui se développa entre 300 avant J.C et 800 de notre ère. Les figures ont été réalisés entre 400 et 650.

Pourquoi ?

Système d’irrigation ? Calendrier astronomique ? Hommage aux dieux ? Pistes d’atterrissage pour vaisseaux extraterrestres ? Nombreux sont ceux qui se posent encore la question !

Les islas Ballestas

En route pour les islas Ballestas ! Celles que l’on surnomment les « Galapagos du pauvre » se trouvent à une demi-heure en bateau de la réserve de Paracas, au large de Pisco. Ses eaux froides renferment une véritable réserve ornithologique à ciel ouvert. Diapos !

Adiós Ecuador !

Nous revenons sur nos pas pour regagner le sud du Pérou en faisant une dernière escale en Équateur à Montanita, dans le même hôtel qu’à l’aller. En ce moment, le carnaval bat son plein dans tout le pays, nous avons pu l’observer sur la côte. Lors de ce grand week-end, petits et grands sont autorisés à s’asperger de gel et à se jeter des oeufs (nous n’y avons pas échappé !). N’ayant parcouru que la côte du sud au nord, nous n’avons qu’un bref aperçu du pays. Mais ce qui nous a le plus marqué, c’est le contraste entre le sud, aride et inhospitalier et le nord, qui ressemble à notre chère Normandie: pâturages, vaches et prairies verdoyantes !

Pause-escale !

Nous avons 6 heures à passer à Guayaquil avant de prendre notre prochain bus. Nous décidons donc d’aller dans le centre de la première ville du pays, avec ses 4 millions d’habitants. Le taxi nous dépose au Parc Simon Bolivar, seul endroit animé en ce mardi gras. Voici donc un petit échantillon d’images de ce lieu.

Welcome to the jungle !

IMGP1866A 10 km de l’équateur en Équateur ! Oui oui, nous étions bien sur cette ligne imaginaire qui découpe le globe en deux, dans l’extrême nord du pays. En pleine jungle, nous avons passé une semaine dans une maison en bambou afin d’aider à sa construction. La, nous attendait une communauté de 15 personnes venues d’Europe. Ceux-ci étaient venus pour se soigner avec des plantes médicinales, et la moitié d’entre-eux a passé 4 jours isolé dans la jungle, dans un hamac, en silence et sans nourriture. Ils suivaient en effet un rituel, conçu par le propriétaire, un soi-disant chaman. Tous suivaient également un régime spécial : ni sel, ni sucre, ni viande, ni café, etc… Seulement les fruits et légumes récoltés aux environs (après 2 jours nous avons craqué, impossible de résister au café !) Nous avons aussi participé à deux de leurs “cérémonies”. Rapidement, cela constitue à prendre de l’ayahuasca (plante couramment utilisée par les chamans pour entrer en transe). Mais nous ne sommes pas sûr que cela en était réellement, puisque cela ne nous a quasiment rien fait. De même que leur “tabachito” (mix de tabac et de plantes à prendre par le nez, sensé rétablir l’équilibre du ying et du yang). A par ça, nous avons passé notre temps à réaliser de petites constructions et décorations dans la maison et à explorer les alentours.

A la recherche du Toucan !

Nous sommes souvent partis nous aérer l’esprit en forêt, d’autant plus que nous étions à côté du parc Jama Coaque où une dizaine de biologistes étudie ocelots, jaguars, singes hurleurs et autres animaux. Déjà, de la maison, nous pouvions écouter les singes hurleurs, le chant des grenouilles et contempler la centaine de luciole qui s’éveillait à la tombée de la nuit.

Voici les photos de nos journées d’excursion. Cependant, nous avons un seul regret, et de taille, ne pas avoir vu les singes hurleurs qui nous entouraient pourtant à chaque instant. Leurs cris sont entre ceux des gorilles et ceux des tyrannosaures ! Le dernier jour, nous avons pu enfin apercevoir l’un des oiseaux les plus rares de la réserve : le très fameux toucan. Puisque nous y sommes, voici en teaser notre prochaine mission : photographier le majestueux condor ! Cette quête se déroulera au cours d’un trek dans la région des canyons, dans le sud du Pérou cette fois, dans trois petites semaines !

 

Photo d'un singe hurleur (prise sur le net !)

Photo d’un singe hurleur (prise sur le net !)