Le sanctuaire national d’Ampay

Faute de budget, nous n’avons pas pu aller observer les aras (qui se trouvent principalement dans deux réserves au coeur de l’Amazonie). En revanche, nous sommes partis en vadrouille à 5h de Cuzco dans le sanctuaire national d’Ampay. On dénombre ici une vingtaine d’espèces de colibris, des cerfs, des ours andins et même des pumas ! Au niveau de la flore, le site protège principalement l’intimpa, espèce d’arbre en voie d’extinction.

Nous passons donc 3 nuits et 4 jours à gravir difficilement la montagne Ampay. D’autant plus que nous n’étions pas seuls… Et oui, très curieuses, les vaches entouraient notre tente toutes les nuits, nous obligeant à les repousser sans cesse !

Jour 2 : sur la route des les flamants roses !

Fiche d’état civil :

  • Race: le flamant rose des Andes est l’une des six espèces de flamants qui existe sur Terre.
  • Taille: entre 1,20 mètre et 1,40.
  • Envergure: entre 1,30 mètre et 1,50.
  • Poids: entre 2,5 kg et 3,5 kg.
  • Couleur: entre rose et blanc avec des bandes noires sur les ailes. Le bec est jaune et noir et les pattes sont roses.
  • Reproduction: les flamants roses s’accouplent en avril et en mai. Les deux sexes pratiquent alors des parades nuptiales. Le mal et la femelle se relaient pour couvrir un ou au maximum deux oeufs.
  • Comportement: il vit en groupe de plusieurs milliers d’individus et migre vers des zones plus chaudes la moitié de l’année.
  • Longévité: en moyenne 20 ans et jusqu’à 50 ans.
  • Habitat: les hautes étendues d’eau du Chili, de Bolivie, du Pérou et d’Argentine.
  • Vitesse: 60 kilomètres/heure en moyenne lors des grandes migrations.
  • Alimentation: il mange des crustacés, des vers, des mollusques, des larves d’insectes, et en particulier des algues microscopiques qui lui confèrent sa teinte rose.
  • Particularité: Le flamant pratique la filtration de l’eau et de la vase pour se nourrir, grâce à un bec particulier, muni de lamelles fonctionnant à la manière des brosses de baleine. En faible profondeur, le flamant rose plonge donc la tête dans l’eau la moitié de son temps !

À la recherche du condor !

Après avoir trouvé le toucan dans la jungle, direction les Andes afin d’observer le condor !

Nous savons qu’il existe un endroit privilégié pour cela, à 6h d’Arequipa, près du village de Cabanaconde. Nous prenons donc le bus pour le canyon del Colca, l’un des trois plus profonds du monde (deux fois plus que le Grand Canyon !) où  une trentaine de spécimens ont élu domicile. Le soir nous trouvons où passer la nuit, mais celle-ci fut mouvementée… En effet, après l’orage, plusieurs séismes nous ont réveillé, suivi d’un impressionnant éboulement dans la montagne voisine. Au petit matin, il est clair que nous ne pouvons pas rentrer dans le canyon. En ce moment, la plupart des agences ne proposent pas cette option au vue du grand nombre d’éboulements.

Nous allons donc très tôt au Cruz del Condor, le mirador le plus réputé. Il est maintenant 7h15 et l’un d’entre-eux nous attend posé sur un rocher (voir la numéro 10 et la dernière photo). Nous patientons donc jusqu’à son envol, qu’il se décidera à prendre une demi-heure plus tard ! Et oui, il se fait désirer devant la dizaine de personnes venue l’observer. En effet, ils aiment à se laisser porter par les courants chauds en milieu de matinée. C’est parti, le spectacle commence alors sous nos yeux ! Deux autres majestueux condors rejoignent ensuite le premier pour se livrer à un ballet d’une petite heure…

Fiche d’état civil :

  • Race: condor des Andes (un peu plus gros que le condor californien).
  • Taille: 1m05 en moyenne, jusqu’à 1m30.
  • Envergure: jusqu’à 3m50.
  • Poids: 9 à 15 kg.
  • Couleur: noir et blanc, avec une collerette blanche, des reflets métalliques ou bruns sur les ailes, selon le sexe.
  • Reproduction: 1 à 2 tous les 2-3 ans. Et lorsqu’il trouve sa compagne, c’est pour la vie !
  • Comportement: vit dans de petits groupes sous la conduite d’un mâle dominant.
  • Longévité: entre 40 et 50 ans.
  • Habitat: les crevasses les plus reculées, en altitude (entre 3000 et 5000m).
  • Alimentation: principalement charognard (qui se nourrit de cadavres d’espèces diverses).

 

  1. Toucan: ok.
  2. Condor: ok.
  3. Ara: à l’étude !

Les islas Ballestas

En route pour les islas Ballestas ! Celles que l’on surnomment les « Galapagos du pauvre » se trouvent à une demi-heure en bateau de la réserve de Paracas, au large de Pisco. Ses eaux froides renferment une véritable réserve ornithologique à ciel ouvert. Diapos !

Welcome to the jungle !

IMGP1866A 10 km de l’équateur en Équateur ! Oui oui, nous étions bien sur cette ligne imaginaire qui découpe le globe en deux, dans l’extrême nord du pays. En pleine jungle, nous avons passé une semaine dans une maison en bambou afin d’aider à sa construction. La, nous attendait une communauté de 15 personnes venues d’Europe. Ceux-ci étaient venus pour se soigner avec des plantes médicinales, et la moitié d’entre-eux a passé 4 jours isolé dans la jungle, dans un hamac, en silence et sans nourriture. Ils suivaient en effet un rituel, conçu par le propriétaire, un soi-disant chaman. Tous suivaient également un régime spécial : ni sel, ni sucre, ni viande, ni café, etc… Seulement les fruits et légumes récoltés aux environs (après 2 jours nous avons craqué, impossible de résister au café !) Nous avons aussi participé à deux de leurs “cérémonies”. Rapidement, cela constitue à prendre de l’ayahuasca (plante couramment utilisée par les chamans pour entrer en transe). Mais nous ne sommes pas sûr que cela en était réellement, puisque cela ne nous a quasiment rien fait. De même que leur “tabachito” (mix de tabac et de plantes à prendre par le nez, sensé rétablir l’équilibre du ying et du yang). A par ça, nous avons passé notre temps à réaliser de petites constructions et décorations dans la maison et à explorer les alentours.

A la recherche du Toucan !

Nous sommes souvent partis nous aérer l’esprit en forêt, d’autant plus que nous étions à côté du parc Jama Coaque où une dizaine de biologistes étudie ocelots, jaguars, singes hurleurs et autres animaux. Déjà, de la maison, nous pouvions écouter les singes hurleurs, le chant des grenouilles et contempler la centaine de luciole qui s’éveillait à la tombée de la nuit.

Voici les photos de nos journées d’excursion. Cependant, nous avons un seul regret, et de taille, ne pas avoir vu les singes hurleurs qui nous entouraient pourtant à chaque instant. Leurs cris sont entre ceux des gorilles et ceux des tyrannosaures ! Le dernier jour, nous avons pu enfin apercevoir l’un des oiseaux les plus rares de la réserve : le très fameux toucan. Puisque nous y sommes, voici en teaser notre prochaine mission : photographier le majestueux condor ! Cette quête se déroulera au cours d’un trek dans la région des canyons, dans le sud du Pérou cette fois, dans trois petites semaines !

 

Photo d'un singe hurleur (prise sur le net !)

Photo d’un singe hurleur (prise sur le net !)