Cuzco

Ancienne capitale de l’empire Inca, Cuzco est aujourd’hui une ville pleine de charme et apaisante. L’artisanat andin se trouve à chaque coin de rue, des petits bazars aux boutiques de luxe. Rues pavées, imitation de murs incas et balcons de style colonial, il est facile de prolonger son séjour à Cuzco…

Spéciale locale : le cuy !

Le cuy est l’une des spécialités du Pérou et en particulier de la région de Cuzco où nous sommes. Nous avons par deux fois dégusté ce petit cochon d’Inde dans des restaurants gastronomiques. Pour info, cela fait 7000 ans que l’on élève du cuy dans le coin. Petite anecdote: il est impossible de le manger avec une fourchette et un couteau. C’est donc à la main qu’il faut s’y prendre et tout est bon dans ce petit cochon ! Même si cette dégustation est impossible à décrire, nous pouvons dire que cela a une texture de lapin avec un arrière-goût de feu de bois ! (c’est ainsi qu’on le cuit)  Il faut dire qu’il existe plusieurs modes de préparation, la nôtre est la spécialité de Cuzco : le cuy est tué le matin même (par étranglement), vidé de son sang (lequel sera resservi en sauce) et de ses poils. Avant la cuisson, il est garni d’huacatay, une herbe d’ici. Petit plus, on peut le choisir «con o sin cabeza ?» (avec ou sans la tête) !

 

Une nuit à La Paz : entre archaïsme et modernité !

Un jour et une nuit à la Paz, la plus haute capitale du monde (3600m). Nous avons fait rapidement le tour de la cité, qui avouons-le, ne nous a pas vraiment charmé…Sauf les oeufs que nous avons adorés ! Oui, ces petites télécabines qui nous permettent de prendre de la hauteur et d’apprécier la vue panoramique. Il faut dire que c’est une sacrée révolution ici, il s’agit en effet du téléphérique le plus long et le plus haut du monde !

Parlons aussi d’un marché un peu spécial… Le marché des sorcières ! C’est un lieu de vente d’objets rituels et de pratique de rites magiques de la culture aymarane (originaire de la région du lac Titicaca). Plantes médicinales, poudres magique,  grenouilles séchées,  insectes… Mais le plus surprenant est sans conteste les foetus de lamas séchés ! Oui, oui, c’est à vendre ! Ici en effet, lorsque qu’on construit sa maison, on l’enterre dans les fondations afin que Pachamama (la déesse de la terre) porte chance.

 

Lac Titicaca – partie bolivienne

Selon une tradition Inca, ce lac est le lieu de naissance du soleil ! Nous partons donc sur l’île dédiée à ce dernier (la plus grande du lac avec ses 9,6 kms de long) ! Arrivés au nord, nous rejoignons le sud au cours d’une randonnée de trois bonnes heures. Celle-ci se fait sur la crête de l’île et offre à chaque instant un panorama à 360 degrés sur le lac et les villages en contrebas. Spécialité locale oblige, nous avons par deux fois eu l’occasion de dévorer des «  truchas a la plancha », des truites grillées au goût saumoné servies avec une salade et des frites ! Un régal à moins de 4 euros…

Lac Titicaca – partie péruvienne

Situé à 3810 mètres au-dessus du niveau de la mer, le lac Titicaca est la plus haute étendue d’eau navigable au monde ! Arrivés dans la ville de Puno, nous sommes partis faire un petit tour sur ses îles flottantes ! Les quoi !!? Eh oui, des personnes vivent à même le lac grâce à une technique que nous allons vous dévoiler… En bateau !

Adiós Ecuador !

Nous revenons sur nos pas pour regagner le sud du Pérou en faisant une dernière escale en Équateur à Montanita, dans le même hôtel qu’à l’aller. En ce moment, le carnaval bat son plein dans tout le pays, nous avons pu l’observer sur la côte. Lors de ce grand week-end, petits et grands sont autorisés à s’asperger de gel et à se jeter des oeufs (nous n’y avons pas échappé !). N’ayant parcouru que la côte du sud au nord, nous n’avons qu’un bref aperçu du pays. Mais ce qui nous a le plus marqué, c’est le contraste entre le sud, aride et inhospitalier et le nord, qui ressemble à notre chère Normandie: pâturages, vaches et prairies verdoyantes !

Pause-escale !

Nous avons 6 heures à passer à Guayaquil avant de prendre notre prochain bus. Nous décidons donc d’aller dans le centre de la première ville du pays, avec ses 4 millions d’habitants. Le taxi nous dépose au Parc Simon Bolivar, seul endroit animé en ce mardi gras. Voici donc un petit échantillon d’images de ce lieu.

La Ruta del Sol !

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Alors que nous remontons la côte équatorienne jusqu’à notre wwoofing, nous avons eu la chance de croiser quelques spécimens…

 

D’abord, des iguanes en liberté à Montanita, notre première escale. Ceux-ci dorment à plusieurs mètres de hauteur dans les arbres la nuit et bronzent sur un pont de la ville toute la journée.

Ensuite, dans la petite ville de pêche de Puerto-Lopez, nous pêchions des petits poissons dans les rochers lorsqu’un matin, c’est finalement une murène noire qui aura mordu à notre hameçon. Aussi flippante que tenace, cette dernière était néanmoins délicieuse à déguster, longuement préparée dans la cuisine de l’hôtel.

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L’hôtel justement, où une petite mascotte pointe le bout de son nez chaque soir seulement à la tombée de la nuit. Il s’agit de “Quiche”, un kinkajou, entre la famille des primates et celle des ratons-laveurs, ce petit animal est longtemps resté un casse-tête pour les naturalistes.

Faux départ…

Le poste frontière à l'arrivée en Équateur (photo prise le lendemain de notre faux départ)

Le poste frontière à l’arrivée en Équateur (photo prise le lendemain de notre faux départ)

Après une journée à patienter à la plage de Mancora, nous arrivons à 23h00 devant la compagnie qui doit nous emmener en Équateur. Mais nous devons encore prendre notre mal en patience puisque le bus a 1 heure de retard. C’est donc à minuit que nous nous installons confortablement pour les neufs heures de trajet qui nous séparent de Guayaquil, notre destination. Alors que nous commençons à somnoler, déjà un arrêt au bout de 15 minutes à peine… On nous dit de rapidement remplir les papiers d’entrée en Équateur. Impossible de trouver un stylo et de comprendre la moitié des choses à cocher que nous devons déjà regagner notre bus… Tant pis, on verra la paperasse plus tard ! Une seule idée nous préoccupe : dormir. Le bus repart en trombe, nous nous installons, rangeons nos papiers et… c’est le drame ! Oui, quelque chose nous manque, sans lui nous ne sommes rien. Il s’agit bien de l’un de nos deux passeports. Récapitulons : nous sommes dans un bus qui file sur la route panaméricaine en direction de la frontière équatorienne avec notre passe d’entrée qui s’éloigne à mesure que la route défile. Soudain, la lumière s’éteint, tous les passagers s’endorment et le personnel de bord jusqu’ici avec nous est introuvable. Au bout de 15 longues minutes, celui-ci vient à nous à force de nous voir gesticuler sur nos sièges, pour tuer notre espoir de faire demi-tour. En effet, il nous explique patiemment que nous devrons attendre la frontière pour revenir sur nos pas dans la nuit, par on ne sait quel moyen. Rappel : le poste frontière entre les deux pays est réputé être le pire d’Amérique du sud en raison d’arnaques de touristes lors de leur transit. Dépités et abrutis par les somnifères prit dès notre arrivée dans le bus, nous patientons donc de longues heures avant d’y arriver. Heureusement, le personnel nous aide à expliquer notre situation aux gardes-frontières ainsi qu’à trouver un taxi. Ce dernier nous amène vers la première ville équatorienne afin de trouver une banque car oui, pour la première fois, nous n’avons presque rien sur nous… Il est 3H00 du matin, nous en sommes au 4e distributeur (entre refus, fermeture et buggs) et le chauffeur ne cesse de vouloir nous convaincre d’aller malgré tout à Guayaquil sans papiers… Enfin, nous apercevons un distributeur international. De retour à la frontière, un policier se démène comme il peut pour vérifier si notre passeport nous attend bien là où nous pensons l’avoir oublié. Au bout d’une heure de suspens (et d’une dizaine d’appels), le verdict tombe: pas de trace du précieux document. Seule solution restante : vérifier par nous même et donc revenir sur nos pas. Allez hop, tant pis, 60 dollars de taxis après, retour à la première station ! Le soleil se lève, les douaniers nous accueillent  mais nous confirment dans le même temps qu’aucun document n’a été retrouvé cette nuit. Nous insistons pour retrouver l’exact local où nous nous étions arrêté à l’aller,  celui-ci est en fait à 50m à peine sur l’air de contrôle. Arrivés sur place, un employé arrive vers nous le sourrire aux lèvres… Il nous questionne en prenant un air faussement sérieux, avant de sortir de sa poche notre permis d’entrée en Équateur ! Nous retournons donc à Mancora, casse limitée, grâce à l’aide de quelques individus (on oublie la coordination des postes frontières !). Une nouvelle journée commence, semblable à la précédente, ce n’était qu’un faux départ !