Vallée sacrée – Pisac

Pérou, Vallée sacrée, Pisac. 27 mars 2015, 18h56. 3800m

Situé à l’entrée de la vallée sacrée, le site de Pisac est l’un des plus grands du règne Inca. Cette cité était un important centre militaire, religieux et agricole. Ici plus qu’ailleurs, on peut très bien se rendre compte comment les Incas maîtrisaient l’art de la culture en terrasse sur des pentes pourtant abruptes. Ce qui nous a le plus frappé, c’est cette maîtrise du territoire, pourtant escarpé. Par exemple, l’eau des sources est déviée par de petits canaux afin d’alimenter le lieu. Nous avons aussi constaté la présence de grosses pierres parfaitement ajustées principalement sur la crête au temple du soleil. Et encore une fois, deux façons de faire se distinguent sur ces vestiges. L’intégralité de celui-ci, sauf une maison (avant-dernière photo), semble avoir été fait par les mystérieux anciens…

 

Vallée sacrée – Ollantaytambo

Pérou, vallée sacrée, Ollantaytambo. 26 mars 2015, 16h47, 2792m.

Ollantaytambo, retenez bien ce nom car nous avons du grand, du beau, du très très lourd ! Niché au coeur de la vallée sacrée, il s’agit d’un temple-forteresse des plus énigmatiques. Il fut le siège de combats acharnés entre Incas et Espagnols. Manco Inca s’y réfugia pour tenter de fédérer la résistance inca après la chute de Cuzco.

En faisant quelques recherches, nous sommes tombés sur une curieuse petite vidéo. Elle pointe les difficultés qu’ont dû rencontrer les bâtisseurs d’Ollantaytambo lors de la réalisation de leur forteresse. Les auteurs trouvent même les explications de cette merveille architecturale hors de ce monde ! Pour cause, 6 monolithes (bloc de pierre de grande dimension, constitué d’un seul élément, naturel ou taillé voire déplacé par l’Homme) pesant chacun entre 50 et 80 tonnes, ont été déplacé d’une montagne à une autre ! Mais quand au fait ? Nous avons posé la question à de nombreux guides, mais ces derniers sont loin d’accorder leur version… L’un d’entre-eux a vu la video et sa réponse se résume à l’emploi de météorites de la taille d’un poing (afin de polir) et à l’exploitation de failles naturelles dans la roche (pour couper les blocs) sans oublier la force des incas (pour le transport) !  Pour résumer, pour les uns, seuls les incas sont à l’origine de cette construction (XIIIe-XVIe siècles). Pour les autres, il y a bien deux civilisations et donc deux époques différentes qui ont laissé leurs marques sur ces mêmes sites ; l’une très ancienne (-5000 ; -4000) et les incas. Vous le verrez, il y a deux types de constructions bien distinctes. Les premières sont faites de gros blocs parfaitement ajustés ; les secondes de pierres empilées simplement.

Extraterrestres, civilisation disparue, ou simplement prouesse inca ? Qui sont les véritables bâtisseurs d’Ollantaytambo, chacun se fera son avis !

Magnéto !

 

 

Vallée sacrée – Moray

Pérou, Vallée sacrée, Moray. 25 mars 2015, 22h38. 3500m.

Trois ronds creusés dans une plaine sur plusieurs niveaux. La raison ? On pense qu’il s’agissait d’un centre d’expérimentation agricole Inca. En effet, la position des terrasses crée toute une série de microclimats : la température est plus élevée au centre mais diminue ensuite en fonction de la distance de chaque terrasse. Cela permet d’en simuler une vingtaine au total. Il semble aussi que les incas y importaient des plantes exotiques et tentaient de les acclimater aux conditions locales. Les terrasses sont constituées de murs, de terre fertile et d’un système d’irrigation complexe permettant de cultiver plus de 250 espèces de plantes. Lorsque l’on a demande à un guide de nous dire quand cela a été réalisé, celui-ci nous a évoqué 4000 et quelques années. Un autre attribue cette construction aux incas (XIII-XVI e), impossible de s’accorder sur une date ! Mais pour se consoler, nous avons suivi les conseils d’un autre guide. Apparemment, au centre des cercles, une énergie est perceptible… Curieux, faisons le test ! Nous descendons alors et là, une subite envie de s’asseoir, puis de s’allonger dans l’herbe verdoyante. Sans dire un mot, nous avons passé un bon quart d’heure à nous ressourcer (manquant de s’endormir), sans trop comprendre ce qui nous arrivait. Nous étions comme enveloppés dans un cocon avec l’impression que la Terre nous donnait de son énergie !

 

Jour 2 : sur la route des les flamants roses !

Fiche d’état civil :

  • Race: le flamant rose des Andes est l’une des six espèces de flamants qui existe sur Terre.
  • Taille: entre 1,20 mètre et 1,40.
  • Envergure: entre 1,30 mètre et 1,50.
  • Poids: entre 2,5 kg et 3,5 kg.
  • Couleur: entre rose et blanc avec des bandes noires sur les ailes. Le bec est jaune et noir et les pattes sont roses.
  • Reproduction: les flamants roses s’accouplent en avril et en mai. Les deux sexes pratiquent alors des parades nuptiales. Le mal et la femelle se relaient pour couvrir un ou au maximum deux oeufs.
  • Comportement: il vit en groupe de plusieurs milliers d’individus et migre vers des zones plus chaudes la moitié de l’année.
  • Longévité: en moyenne 20 ans et jusqu’à 50 ans.
  • Habitat: les hautes étendues d’eau du Chili, de Bolivie, du Pérou et d’Argentine.
  • Vitesse: 60 kilomètres/heure en moyenne lors des grandes migrations.
  • Alimentation: il mange des crustacés, des vers, des mollusques, des larves d’insectes, et en particulier des algues microscopiques qui lui confèrent sa teinte rose.
  • Particularité: Le flamant pratique la filtration de l’eau et de la vase pour se nourrir, grâce à un bec particulier, muni de lamelles fonctionnant à la manière des brosses de baleine. En faible profondeur, le flamant rose plonge donc la tête dans l’eau la moitié de son temps !

Une nuit à La Paz : entre archaïsme et modernité !

Un jour et une nuit à la Paz, la plus haute capitale du monde (3600m). Nous avons fait rapidement le tour de la cité, qui avouons-le, ne nous a pas vraiment charmé…Sauf les oeufs que nous avons adorés ! Oui, ces petites télécabines qui nous permettent de prendre de la hauteur et d’apprécier la vue panoramique. Il faut dire que c’est une sacrée révolution ici, il s’agit en effet du téléphérique le plus long et le plus haut du monde !

Parlons aussi d’un marché un peu spécial… Le marché des sorcières ! C’est un lieu de vente d’objets rituels et de pratique de rites magiques de la culture aymarane (originaire de la région du lac Titicaca). Plantes médicinales, poudres magique,  grenouilles séchées,  insectes… Mais le plus surprenant est sans conteste les foetus de lamas séchés ! Oui, oui, c’est à vendre ! Ici en effet, lorsque qu’on construit sa maison, on l’enterre dans les fondations afin que Pachamama (la déesse de la terre) porte chance.