Faux départ…

Le poste frontière à l'arrivée en Équateur (photo prise le lendemain de notre faux départ)

Le poste frontière à l’arrivée en Équateur (photo prise le lendemain de notre faux départ)

Après une journée à patienter à la plage de Mancora, nous arrivons à 23h00 devant la compagnie qui doit nous emmener en Équateur. Mais nous devons encore prendre notre mal en patience puisque le bus a 1 heure de retard. C’est donc à minuit que nous nous installons confortablement pour les neufs heures de trajet qui nous séparent de Guayaquil, notre destination. Alors que nous commençons à somnoler, déjà un arrêt au bout de 15 minutes à peine… On nous dit de rapidement remplir les papiers d’entrée en Équateur. Impossible de trouver un stylo et de comprendre la moitié des choses à cocher que nous devons déjà regagner notre bus… Tant pis, on verra la paperasse plus tard ! Une seule idée nous préoccupe : dormir. Le bus repart en trombe, nous nous installons, rangeons nos papiers et… c’est le drame ! Oui, quelque chose nous manque, sans lui nous ne sommes rien. Il s’agit bien de l’un de nos deux passeports. Récapitulons : nous sommes dans un bus qui file sur la route panaméricaine en direction de la frontière équatorienne avec notre passe d’entrée qui s’éloigne à mesure que la route défile. Soudain, la lumière s’éteint, tous les passagers s’endorment et le personnel de bord jusqu’ici avec nous est introuvable. Au bout de 15 longues minutes, celui-ci vient à nous à force de nous voir gesticuler sur nos sièges, pour tuer notre espoir de faire demi-tour. En effet, il nous explique patiemment que nous devrons attendre la frontière pour revenir sur nos pas dans la nuit, par on ne sait quel moyen. Rappel : le poste frontière entre les deux pays est réputé être le pire d’Amérique du sud en raison d’arnaques de touristes lors de leur transit. Dépités et abrutis par les somnifères prit dès notre arrivée dans le bus, nous patientons donc de longues heures avant d’y arriver. Heureusement, le personnel nous aide à expliquer notre situation aux gardes-frontières ainsi qu’à trouver un taxi. Ce dernier nous amène vers la première ville équatorienne afin de trouver une banque car oui, pour la première fois, nous n’avons presque rien sur nous… Il est 3H00 du matin, nous en sommes au 4e distributeur (entre refus, fermeture et buggs) et le chauffeur ne cesse de vouloir nous convaincre d’aller malgré tout à Guayaquil sans papiers… Enfin, nous apercevons un distributeur international. De retour à la frontière, un policier se démène comme il peut pour vérifier si notre passeport nous attend bien là où nous pensons l’avoir oublié. Au bout d’une heure de suspens (et d’une dizaine d’appels), le verdict tombe: pas de trace du précieux document. Seule solution restante : vérifier par nous même et donc revenir sur nos pas. Allez hop, tant pis, 60 dollars de taxis après, retour à la première station ! Le soleil se lève, les douaniers nous accueillent  mais nous confirment dans le même temps qu’aucun document n’a été retrouvé cette nuit. Nous insistons pour retrouver l’exact local où nous nous étions arrêté à l’aller,  celui-ci est en fait à 50m à peine sur l’air de contrôle. Arrivés sur place, un employé arrive vers nous le sourrire aux lèvres… Il nous questionne en prenant un air faussement sérieux, avant de sortir de sa poche notre permis d’entrée en Équateur ! Nous retournons donc à Mancora, casse limitée, grâce à l’aide de quelques individus (on oublie la coordination des postes frontières !). Une nouvelle journée commence, semblable à la précédente, ce n’était qu’un faux départ !

Rencontre matinale

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6 heures 30. Alors que l’on se lève gentillement,  une petite chose nuptiale nous accueille sur le balcon de notre hôtel. Surpris, nous n’osons plus bouger alors qu’il gambade sur la rembarde à la recherche de quelquechose à grignotter. Vite, on se décide à prendre l’appareil et à “capturer” ce petit  Tamarin à manteau noir, Diablillo (appellation colombienne) ou Chichico (Pérou). Bien que méfiant, ses nombreux allers-retours devant nous  prouvaient qu’il n’avait pas si peur que ça… Puis, attiré par le jardin d’en face, ce petit primate a sauté du balcon. Pourquoi ? il avait très bien repéré la main de celui qui allait lui donner son petit déjeuner !

Mancora

Petite escale à Mancora, tout au nord, la station balnéaire la plus prisée des péruviens. Entre bain de boue, playa, pisco et baignade avec les tortues, nous nous sommes bien fait plaisir !

25 minutes à nager au mileu de ces tortues géantes ! A la fois impressionnés et émerveillés, c’était un plaisir de pouvoir les toucher et les voir d’aussi près.

Expérience inoubliable !

El perro viringo

Un perro viringo (ou perro calato)

Un perro viringo (ou perro calato)

On sait, grâce à des poteries Mochica, Chimu et Chancay, qu´il peuplait les andes avant les Incas. Depuis quand ? On ne le sait car sa trace se perd et son origine devient mystère. Trois hypothèses coexistent : une introduction lointaine par les chinois ; une importation par des nomades africains  ; une migration d´Asie par le détroit de Béring. Quoi qu’il en soit, après s’être rarefié le siècle dernier, il y a peu, des éleveurs de Lima ont contribué à sauvegarder l’espèce. Parallèlement, les autorités ont assuré leurs réintroductions sur certains sites pré-Incas afin d’ajouter un peu de folklore aux visiteurs. En 2009, un timbre à son effigie a même été édité, faisant de lui la mascotte du pays. Affectueux mais bon chien de garde, ce chien sans poil (doté parfois d´une « coiffe ») a plusieurs particularités. La première est que sa température est légèrement  supérieure à celle des autres chiens. Cela le rend assez sensible aux fortes températures. La seconde, c´est bien sur son absence de poils. Ainsi, il a tout comme nous besoin de crème solaire afin d’éviter brûlures et insolations). En contrepartie, ce dernier aurait certaines vertus curatives contre des maux tels que l’asthme ou l’arthrite en plus de ne causer aucune allergie !

Trujillo et Chiclayo

Tout d’abord, voici quelques photos de Trujillo, aux rues larges et coloréestypiques du style colonial.

 

Plus au nord, voici maintenant Chiclayo, la « ciudad de la amistad ». Plus petite, sans intérêts apparents, elle n’en demeure pas moins la ville la plus agréable à vivre depuis le début de notre voyage. Notons toutefois son impressionnant marché (Mercado Modelo), réputé pour ses herbes et élixirs médicinaux. Nous y sommes allés par la force des choses, puisque nous nous sommes chopés notre première intoxication alimentaire ! Les vendeurs sont toujours disponibles et à l’écoute pour nous aider…

 

 

Les taxis-taquins

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A Chiclayo, les taxis ne loupent décidément pas une occasion de s’amuser avec les « gringos » que nous sommes.  Et s’il est au début difficile de s’habituer au concert incessant de klaxons à l’œuvre au Pérou, ils auront au moins réussi à nous faire rire (Ndla : Il n’y a pas à proprement parler de « Code de la route » dans les faubourgs et les quartiers historiques de la plupart des villes mais plutôt la Loi du klaxon préventif !). La spécificité de celle-ci : la présence de klaxons de « type R2D2 » (voir la bande sonore). Et ils ont la note rigolote !  Rares sont ceux qui manqueront une occasion de s’en amuser. Soit en vous faisant peur alors que vous traversez paisiblement un passage piéton, soit en imitant le sifflement d’un dragueur au passage d’une charmante demoiselle. Quoi qu’il en soit, ils ne manquent pas d’apporter une petite touche rétrofuturiste qui contribute au charme de la ville de l’amitié.

 

El Señor de Sipán

Reconstitution de la tombe du seigneur.

Reconstitution de la tombe du seigneur.

Un trésor, un archéologue, des pilleurs, des policiers et un mort !

Non, ce n’est pas d’un roman policier dont nous allons parler, mais de la découverte du site de Sipan en 1987… Lorsque l’archéologue Walter Alva découvre une trentaine d’ornements saisis dans la nuit par la police,  il reste d’abord sans voix face à ce fabuleux trésor.  Deux pillards ont été arrêtés, et on connaît désormais l’origine de ces merveilles : il s’agit du site de Huaca Rajada, près du village de Sipan. Mais sur les lieux, les habitants de la région se sont regroupés et se sont transformés en véritables huaqueros (pilleurs de tombes). Dans un contexte économique particulièrement difficile, les villageois s’empressent de creuser, fouiller et tout retourner sur le secteur afin de mettre la main sur le butin. La police rapplique, tente d’écarter les pilleurs, mais ces derniers refusent d’abandonner le futur magot, qui selon eux leur revient de droit. La tension monte, des affrontements éclatent… puis dérapent. Un pilleur est tué.

La situation est donc compliquée : le site est mis sous surveillance 24h sur 24, l’énervement est palpable dans la ville, et Walter Alva ne dispose que de peu de moyens financiers. Mais celui-ci va trouver le bon compromis. En effet, il recrute une vingtaine d’ouvriers de la ville et permet à la population de suivre la découverte du site (plus de 6000 personnes pourront accéder aux fouilles).

Aujourd’hui, on peut constater les nombreux impacts positifs de cette découverte, en particulier pour la population. Fiers de la culture Mochica et de son héritage et rassurés par leur participation aux recherches archéologiques, les habitants béneficient maintenant des retombées touristiques.  Par ailleurs, grâce à Walter Alva en particulier, Huaca Rajada constitue l’un des sites les mieux préservés de la culture Mochica. Quasiment intactes, les pilleurs ont été écartés rapidement des merveilles de ce lieu, contrairement à de nombreux autres sites Mochicas.

On peut dire qu’il s’agit d’une véritable victoire dans l’éternel combat qui oppose pilleurs et archéologues… Celle-ci se matérialise désormais dans la fidélité des reconstitutions présentes au musée de  Tumbas Reales de Sipan (voir plus bas).

Vue de vallée de l'une des anciennes pyramides.

Vue de vallée de l’une des anciennes pyramides.

Bon, assez parlé, nous allons enfin découvrir le site de Sipan, et on espère, ses trésors !

Nous prenons donc un minibus de Trujillo, qui nous amène au bout de 45mn dans une vallée verdoyante, très agréable par ce temps si chaud et si sec. Un petit musée nous accueille. Tout d’abord, on se raffraichie la mémoire sur les différentes cultures au Pérou à travers une frise géante. Ensuite, nous sommes plongés dans l’obscurité pour contempler  les quelques statuettes et autres squelettes qui nous entourent. Énormément de représentations (parfois inquiétantes)  sont consacrées au Dieu Hibou, divinité de la nuit et protecteur des morts. Mais le fameux seigneur de Sipan n’est pas là.

Nous partons donc ensuite sur le site, afin de visiter les tombeaux. De nombreux oiseaux nous accompagnent sur le chemin, mais il y en a un qui nous surprend réellement, posté juste au-dessus de notre tête : un beau petit hibou. Et un 2e. Et puis un 3e ! Loin d’être  apeurés, les trois nous fixent sérieusement, perchés sur les arbres qui bordent le site! (on ne fait pas les malins, je vous le dis !). Enfin, nous finissons la visite de ce site mystique en grimpant le plus haut possible sur ses buttes en terre (qui autrefois avaient la forme de pyramides tronquées) d’où la vue est splendide…

Un musée d’exception

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Le Museo Tumbas Reales de Sipan, situé dans la petite ville de Lambayeque, fait la fierté de tout le nord du Pérou. Ici, pas de photos, les sacs sont inspectés par des agents  de sécurité dès l’entrée de cette grande pyramide tronquée rougeâtre (semblable à celle de Sipan à son époque), au sommet de laquelle démarre la visite.  Ambiance tamisée, le circuit évolue en colimaçon vers les niveaux inférieurs, dans l’ordre selon lequel les archéologues ont découvert les tombes.

Une première salle explique, dans les grandes lignes, la religion mochica. Leur croyance divisait ainsi le monde en trois grandes instances : le monde des vivants (y compris les Hommes); le monde des morts ; et enfin, le ciel, résidence des étoiles, des astres et des dieux. Ce dernier était symbolisé par un grand serpent. Au-dessus de tout cela règne le Grand Aiapaec, soit le dieu créateur de la terre (y compris la mer) et du ciel. En-dessous de lui se trouvent des dieux de moindres importances appartenant à chacun des trois niveaux, tantôt bon, tantôt mauvais.

Dans la deuxième salle se trouve des céramiques détaillées représentant des dieux, des humains, des animaux et des végétaux. Laquelle nous emmènent  ensuite vers une collection unique de bijoux et d’objets délicats. Enfin, aux étages inférieurs se trouvent des reproductions précises des tombes royales au milieu des innombrables poteries (1137 pour être exact). C’est en ce lieu que reposent finalement les ossements du Seigneur de Sipan ainsi que l’un de ses lointains ancêtres, le Vieux Seigneur (des recherches ADN l’ont prouvé malgré les deux siècles qui les séparent !). Notons qu’il est assez rare, même pour un roi, de s’en aller vers l’autre monde avec autant de biens matériels. Sur le parvis du musée, plusieurs laboratoires poursuivent ostensiblement le travail d’archivage et de restauration nécessaire à  la conservation et au renouvellement des pièces du musée.

Un personnage quasi divin

Reconstitution du Señor de Sipán.

Reconstitution du Señor de Sipán.

Après les intrigues, la découverte de la tombe du Seigneur eu un retentissement planétaire qui fit plusieurs fois les titres du très prestigieux National-Geographic. Ce dernier compara son ampleur a celle de la découverte de la tombe de Toutankhamon, c’est dire. Plus important complexe funéraire de culture mochica, la Huaca Rajada a une dimension unique. En effet, elle a aujourd’hui valeur de preuve du statut réel et de la puissance de ses dirigeants. En effet, avant, les péruviens pensaient que les représentations présentes dans l’art mochica faisaient partie de scènes mythologiques déconnectées du réel. Quelle ne fut pas leurs surprises de constater, 1700 ans plus tard, qu’ à l’inverse, la concordance était aussi précise que fidèle.

A commencer par les vêtements, ornements et emblèmes du Seigneur sur son lit de mort. Parmi lesquels on a pu admirer sa tunique en forme  d’oiseau sacré, son sceptre en or pur ou encore ses sandales en métal précieux. Pour la petite histoire, sachez que le seigneur ne marchait pratiquement pas mais était porté par ses fidèles. A la fois chef religieux, politique et social de son Etat, son squelette, bien que détérioré, fournit quantité d’informations témoignant de son très haut rang. Comme par exemple son âge au moment de sa mort (40 ans) ou encore sa grande taille pour l’epoque (1 mètre 67). Sa faible usure dentaire dénote quant à elle d’un régime special suivi tout au long de sa vie.

Quant à sa tombe, elle recèle d’un nombre impressionnant  de détails qui attestent d’une cérémonie hautement protocolaire. Decrivons la rapidement. Tout d’abord, il faut savoir que le Seigneur ne s’en est pas allé seul mais bien entouré par ses plus proches serviteurs (sacrifiés pour l’occasion). Cette sentinelle, composée de deux hommes (un gardien avec un chien et un guerrier dont l’un des pieds avait été coupé afin qu’il lui soit éternellement dévoué), trois femmes, deux lamas situés sous le cercueil et plus étrange, un enfant assis en tailleur, légèrement surélevé par rapport au reste de la scène.

Les ruines de Chan Chan

Faisant face à la mer, cette ancienne capitale impériale de la civilisation Chimu est aujourd’hui un immense complexe archéologique. Toujours en cours de fouilles et de restauration, seule la partie centrale, d’une superficie de 6  kilomètres carrés sur les 20 que recouvre l’ensemble du site, ont été défrichés. Bâtie en grande partie en adobe (terre), elle fût construite entre 800 et 1400 après J.C. et comptait à son apogée près de 45 000 habitants. Son déclin est à la fois dû à son remplacement progressif par l’empire Inca et à l´arrivée des conquistadors espagnols. Tour à tour pillée par les huaqueros (les pilleurs de tombes) et considerablement dégradées par le phénomène climatique el niño (qui provoque des innondations et des fortes secheresses), il ne reste bien que des ruines à Chan Chan.

Mais une vue d’ensemble du site et la taille de ses remparts (entre 6 et 9 mètres de hauteurs) suffisent à comprendre la complexité dont était capable l’empire Chimu. La cité est composée de 10 citadelles rectangulaires emboitée les unes dans les autres. Et chacune était entourée de hautes murailles et d’un labyrinte. Le tout était desservie par un système d’irrigation d’eau (voir photo du bassin) d’où découlait une maitrise aboutie de l’agriculture.

A l’extérieur de cette «forteresse» de citadelles se trouvait des quartiers marginaux aujourd’hui mal conservés. Ceux-ci comprenaient par exemple des vergers, des drains, cimetières et autres chemins. Beaucoup d’archéologues arrivent à la conclusion que les habitants des quartiers périphériques ne constituaient qu’une seule classe sociale indifferenciée, en opposition avec la hiérarchie très marquée du centre de la cité (avec à la tête des hauts fonctionnaires et la famille royale).

Ici, la divinité la plus adorée est sans nul doute celle de la lune. La proximité du site avec l’océan explique cette dévotion chimú  pour notre satelite. Car c’est bien lui qui régit les marées et de fait la pêche, omniprésente sur les fresques qui ornent les murs de la cité. A la différence des Incas qui adoraient le soleil et la Terre, les Chimus accordaient une importance particulière à la Lune et à la Mer.

Ce qui nous a le plus frappée lors de cette visite, c’est la mystérieuse salle des offrandes (voir photo). Celle-ci comprend des milliers de tiroirs en losange où, selon le guide, les chimus venaient rendre des offrandes en bois et des poissons.

A proximité se trouve d’autres sites importants, mochica cette fois. A commencer par la Huaca del Sol y de la Luna. Ceux-ci précèdent la cité de Chan Chan de 7 siècles. Le premier est une pyramide constituée de 140 millions de briques dédiée au soleil. La Huaca de la Luna est quant à lui constitué d’un temple, plus petit, mais riches en artefacts, frises et autres céramiques. Pour finir, la Huaca Arco Iris également appelé Huaco Arco Dragon est un temple dédié à la fécondité (bien que des sacrifices d’enfants y avaient lieu !). La profusion de  fresques  symbolisant des arcs-en-ciel racontent, comme toujours,  la victoire finale de la pluie sur le feu.

Entre Histoire et légende…

Selon la legende, Tacaynamo, premieur gouverneur de Chan chan, vint lui et ses guerriers de la mer avec une flotte de radeaux. Il prit place en ce lieu et y fonda son royaume dans la vallée de Moche. Ainsi serait née une dynastie de 10 seigneurs, tous de sang royal, qui érigèrent successivement la gloire de Chan Chan au rang de capital impériale.