Machu Picchu

Machu Picchu. Enfin nous y sommes ! Après 5 mois à sillonner le pays (voir itinéraire), nous arrivons à la citadelle la plus grandiose de l’empire Inca. De Cuzco, nous prenons un bus durant 6h, jusqu’à Hydroelectrica, fin de la route. De là, 3h de promenade le long de la voie ferrée jusqu’à Agua Calientes, étape incontournable, au pied du Machu Picchu. 5h du matin, le lendemain, nous prenons le petit bus qui nous dépose à la cité.

Toujours cette question: quand ? Comme pour d’autres sites de la Vallée Sacrée (Ollantaytambo, Pisac, ou encore Sacsayhuaman), on constate de grandes approximations dans la datation. De la même manière, on distingue deux types de constructions très différentes. Les premières sont l’héritage d’une civilisation très anciennes. Les secondes, qui semblent compléter ces fondations, appartiennent bien aux incas.

On vous laisse sur ces dernières photos du Machu Picchu (« vieux pic »), mais aussi du Huayna Picchu (« jeune pic »). Dernier site, dernier article. En espérant vous avoir fait rêver !

Adiós Peru !

Cuzco

Ancienne capitale de l’empire Inca, Cuzco est aujourd’hui une ville pleine de charme et apaisante. L’artisanat andin se trouve à chaque coin de rue, des petits bazars aux boutiques de luxe. Rues pavées, imitation de murs incas et balcons de style colonial, il est facile de prolonger son séjour à Cuzco…

Spéciale locale : le cuy !

Le cuy est l’une des spécialités du Pérou et en particulier de la région de Cuzco où nous sommes. Nous avons par deux fois dégusté ce petit cochon d’Inde dans des restaurants gastronomiques. Pour info, cela fait 7000 ans que l’on élève du cuy dans le coin. Petite anecdote: il est impossible de le manger avec une fourchette et un couteau. C’est donc à la main qu’il faut s’y prendre et tout est bon dans ce petit cochon ! Même si cette dégustation est impossible à décrire, nous pouvons dire que cela a une texture de lapin avec un arrière-goût de feu de bois ! (c’est ainsi qu’on le cuit)  Il faut dire qu’il existe plusieurs modes de préparation, la nôtre est la spécialité de Cuzco : le cuy est tué le matin même (par étranglement), vidé de son sang (lequel sera resservi en sauce) et de ses poils. Avant la cuisson, il est garni d’huacatay, une herbe d’ici. Petit plus, on peut le choisir «con o sin cabeza ?» (avec ou sans la tête) !

 

Le sanctuaire national d’Ampay

Faute de budget, nous n’avons pas pu aller observer les aras (qui se trouvent principalement dans deux réserves au coeur de l’Amazonie). En revanche, nous sommes partis en vadrouille à 5h de Cuzco dans le sanctuaire national d’Ampay. On dénombre ici une vingtaine d’espèces de colibris, des cerfs, des ours andins et même des pumas ! Au niveau de la flore, le site protège principalement l’intimpa, espèce d’arbre en voie d’extinction.

Nous passons donc 3 nuits et 4 jours à gravir difficilement la montagne Ampay. D’autant plus que nous n’étions pas seuls… Et oui, très curieuses, les vaches entouraient notre tente toutes les nuits, nous obligeant à les repousser sans cesse !

Vallée sacrée – Pisac

Pérou, Vallée sacrée, Pisac. 27 mars 2015, 18h56. 3800m

Situé à l’entrée de la vallée sacrée, le site de Pisac est l’un des plus grands du règne Inca. Cette cité était un important centre militaire, religieux et agricole. Ici plus qu’ailleurs, on peut très bien se rendre compte comment les Incas maîtrisaient l’art de la culture en terrasse sur des pentes pourtant abruptes. Ce qui nous a le plus frappé, c’est cette maîtrise du territoire, pourtant escarpé. Par exemple, l’eau des sources est déviée par de petits canaux afin d’alimenter le lieu. Nous avons aussi constaté la présence de grosses pierres parfaitement ajustées principalement sur la crête au temple du soleil. Et encore une fois, deux façons de faire se distinguent sur ces vestiges. L’intégralité de celui-ci, sauf une maison (avant-dernière photo), semble avoir été fait par les mystérieux anciens…

 

Vallée sacrée – Ollantaytambo

Pérou, vallée sacrée, Ollantaytambo. 26 mars 2015, 16h47, 2792m.

Ollantaytambo, retenez bien ce nom car nous avons du grand, du beau, du très très lourd ! Niché au coeur de la vallée sacrée, il s’agit d’un temple-forteresse des plus énigmatiques. Il fut le siège de combats acharnés entre Incas et Espagnols. Manco Inca s’y réfugia pour tenter de fédérer la résistance inca après la chute de Cuzco.

En faisant quelques recherches, nous sommes tombés sur une curieuse petite vidéo. Elle pointe les difficultés qu’ont dû rencontrer les bâtisseurs d’Ollantaytambo lors de la réalisation de leur forteresse. Les auteurs trouvent même les explications de cette merveille architecturale hors de ce monde ! Pour cause, 6 monolithes (bloc de pierre de grande dimension, constitué d’un seul élément, naturel ou taillé voire déplacé par l’Homme) pesant chacun entre 50 et 80 tonnes, ont été déplacé d’une montagne à une autre ! Mais quand au fait ? Nous avons posé la question à de nombreux guides, mais ces derniers sont loin d’accorder leur version… L’un d’entre-eux a vu la video et sa réponse se résume à l’emploi de météorites de la taille d’un poing (afin de polir) et à l’exploitation de failles naturelles dans la roche (pour couper les blocs) sans oublier la force des incas (pour le transport) !  Pour résumer, pour les uns, seuls les incas sont à l’origine de cette construction (XIIIe-XVIe siècles). Pour les autres, il y a bien deux civilisations et donc deux époques différentes qui ont laissé leurs marques sur ces mêmes sites ; l’une très ancienne (-5000 ; -4000) et les incas. Vous le verrez, il y a deux types de constructions bien distinctes. Les premières sont faites de gros blocs parfaitement ajustés ; les secondes de pierres empilées simplement.

Extraterrestres, civilisation disparue, ou simplement prouesse inca ? Qui sont les véritables bâtisseurs d’Ollantaytambo, chacun se fera son avis !

Magnéto !

 

 

Vallée sacrée – Moray

Pérou, Vallée sacrée, Moray. 25 mars 2015, 22h38. 3500m.

Trois ronds creusés dans une plaine sur plusieurs niveaux. La raison ? On pense qu’il s’agissait d’un centre d’expérimentation agricole Inca. En effet, la position des terrasses crée toute une série de microclimats : la température est plus élevée au centre mais diminue ensuite en fonction de la distance de chaque terrasse. Cela permet d’en simuler une vingtaine au total. Il semble aussi que les incas y importaient des plantes exotiques et tentaient de les acclimater aux conditions locales. Les terrasses sont constituées de murs, de terre fertile et d’un système d’irrigation complexe permettant de cultiver plus de 250 espèces de plantes. Lorsque l’on a demande à un guide de nous dire quand cela a été réalisé, celui-ci nous a évoqué 4000 et quelques années. Un autre attribue cette construction aux incas (XIII-XVI e), impossible de s’accorder sur une date ! Mais pour se consoler, nous avons suivi les conseils d’un autre guide. Apparemment, au centre des cercles, une énergie est perceptible… Curieux, faisons le test ! Nous descendons alors et là, une subite envie de s’asseoir, puis de s’allonger dans l’herbe verdoyante. Sans dire un mot, nous avons passé un bon quart d’heure à nous ressourcer (manquant de s’endormir), sans trop comprendre ce qui nous arrivait. Nous étions comme enveloppés dans un cocon avec l’impression que la Terre nous donnait de son énergie !